Brioches à la cannelle

QC-brioches_cannelle-3.jpg

Craquage complet à la maison pour ces brioches à saveur scandinave, elles ont vraiment fait l'unanimité avec leur goût prononcé de cannelle et la petite touche de cardamome.

C'est peut être l'idée du futur départ de l'ado n°2 pour Danemark (et oui elle aussi va quitter le nid pour un an, mais on a encore du temps, elle ne part qu'à la fin de l'été) qui m'a donné envie de tester cette recette ou simplement le fait que j'adore faire des brioches, toujours est il que c'est une réussite totale. 
Bien sûr c'est toujours un peu le même principe de préparation, il faut du temps, respecter des étapes et tout et tout mais c'est aussi ça que j'aime quand je fais des brioches. Observer la magie de la chimie des ingrédients (ça gonfle, ça souffle...), les temps de repos qui permettent de faire d'autres choses, l'attente avant de pouvoir goûter et l'odeur à mi chemin entre un pain et un gâteau qui envahi la maison lors de la cuisson, tout un parcours. Et puis, même si ça peut être élaboré, une brioche ça a toujours ce coté doux, rond, réconfortant et sans prétention, un petit plaisir régressif, un souvenir des goûters d'enfance, quelque chose qui fait du bien.

QC-brioches_cannelle-4.gif

À première vue, ces petits noeuds me semblaient un peu intimidant mais en fait ils sont super faciles à façonner une fois qu'on a compris le principe, quelques tortillons et hop! C'est un peu comme faire un petit chignon.
Depuis le premier essai, elles ont été refaites plusieurs fois à la demande express des 3 ados ces petites brioches et à chaque fois, toujours le même succès. Voilà, ça va être encore plus difficile de choisir quelle recette faire la prochaine fois qu'une envie de brioche va se présenter.

QC-brioches_cannelle-2.jpg

Brioches à la cannelle

(recette du magasine Saveurs)
Pour environ 18 petites brioches

Pour la pâte

• 250 ml de lait tiède
• 25 g de levure fraîche de boulanger
• 500 g de farine
• 120 g de beurre doux mou
• 85 g de cassonade
• 1 œuf
• 1 c. à soupe de cardamome moulue
• 1 c à café de cannelle moule
• 1 pincée de sel

Pour la garniture

• 180 g de beurre doux mou
• 100 g de cassonade
• 1 c. à soupe de cannelle moulue

• 1 jaune d’œuf
• 3 c. à soupe de lait
• sucre casson (gros grains)

Délayer la levure dans le lait tiède et verser dans le bol d’un robot.
ajouter l’œuf, le sucre, les épices, le sel et la moitié de la farine et mélanger à l’aide du crochet. Ajouter le reste de la farine progessivement puis les morceaux de beurre. Pétrir pendant environ 10 min.

Envelopper la pâte de film plastique et laisser reposer dans un endroit tiède au moins 1h30.
Préparer la garniture en fouettant le beurre mou, la cannelle et la cassonade. Réserver.
Lorsque la pâte à doublé de volume, appuyer dessus pour en chasser l’air puis l’étaler pour obtenir un rectangle d’environ 55 x 45 cm.

Étaler la garniture sur la moitié de la pâte la plus courte et replier l’autre moitié pour obtenir un rectangle d’environ 27 x 45 cm.
Découper la pâte en bande d’environ 2,5 cm de large puis découper chaque bande en 2 en laissant une extrémité attachée sur 1 cm.
Tresser chaque bande et les enrouler pour former des  boules.
Déposer les brioches sur une plaque recouverte de papier cuisson, couvrir avec un linge propre et laisser reposer 40 min.

Préchauffer le four à 190°C.
Dorer les brioches avec le jaune d’œuf mélanger au lait puis parsemer de sure cason.
Cuire 15 à 20 min. ou jusqu’à ce que les brioches soient dorées.

*On peut aussi laisser lever la pâte pendant 1h30 dans le four à 30°C.
QC-brioches_cannelle-1.jpg

 

images : n.v. quelques-choses

 

Print Friendly and PDF

Hot Cross Buns, c'était Pâques

Normalement ces petits pains auraient du se retrouver ici il y a quelques jours mais j'avoue, j'étais trop occupée à en manger. Donc en résumé, pas d'agneau ou de repas particulier pour Pâques chez nous cette année, mais des hot cross buns maison pour la première fois et beaucoup d'excitation (de ma part en tout cas) autour de cette petite recette. Il faut dire que depuis que je les ai découverts, ils ont rejoint la liste des incontournables de Pâques et j'avais super envie d'en faire.
Alors après avoir préparé un cacavellu - la recette corse spéciale Pâques dont je ne peux plus me passer maintenant que je sais la faire - je m'y suis mise. Baptême de cross bun pour moi donc ce week end.
Les hot cross buns (ou cross buns), spécialités anglo-saxonne de Pâques, ont une allure de brioches, personnellement, je les mettrais plutôt dans la famille petits pains. Coté ingrédients, rien de bien compliqué, tout était déjà dans mes placards et pour la fabrication, rien de compliqué non plus à part peut être le façonnage de boules (elles sont restées imparfaites) et surtout la décoration. La pâte pour faire les croix étant assez liquide, utiliser une poche à douille n'est vraiment pas du luxe, ça rend clairement la chose plus facile. Si on n'a pas de poche à douille, pas de stress, on peut simplement utiliser un sac plastique et en couper un coin. 

J'ai vraiment aimé mon premier essai, pas trop sucré et épicé juste comme il faut. Je ferai quand même un petit ajustement la prochaine fois. Ces cross buns sont plutôt denses alors même si la recette est disait de façonner 12 petits pains, la prochaine fois j'essaierai plutôt d'en faire 16 plus petits mais c'est tout.

Comme leur nom l'indique, ces hot cross buns sont vraiment meilleurs tièdes et consommés le jour même, mais on peut quand même les conserver 2 jours en les mettant dans un sac en plastique (j'avoue c'est quand même un peu moins bon).

 

Hot Cross Buns

donne 12 ou 16 petit pains

• 625 g de farine
• 185 g de lait
• 125 g de beurre
• 3 oeufs
• 250 g de raisins secs
• 100 g de cassonade
• 20 g de levure de boulanger fraîche (ou 10 g de levure de boulanger sèche)
• 1 citron bio (pour le zeste)
• 2 clous de girofle
• 3 gousses de cardamome
• 1 c. à café de cannelle en poudre
• 1 c. à café de noix de muscade moulues
• 1/2 c. à café de gingembre moulu

pour les croix

• 60 g de farine
• 80 ml d'eau
• 1 pincée de sel

pour le glaçage

• 75 mL de sirop de sucre de canne
ou
• 75 g de sucre + 75 ml d'eau

Mettre le lait, le beurre, le zeste de citron, les clous de girofle et les gousses de cardamome dans une casserole et chauffer jusqu'à ce que le beurre soit fondu.
Ajouter la cassonade, mélanger et laisser tiédir jusqu'à une température de 37°C.
Retirer la cardamome et les clous de girofles.
Dans la cuve d'un robot, mettre la farine, la levure, les épices (cannelle, gingembre, muscade), les raisins secs. Ajouter le lait et mélanger au crochet.
Ajouter les oeufs un à un, puis pétrir pendant 10 min.
Former une boule avec la pâte et la déposer sur une plaque huilée. Couvrir avec un torchon propre et laisser reposer pendant 2h dans un endroit tiède à l'abris des courants d'air (dans le four éteint).
Déposer la pâte sur un plan de travail et en chasser l'air en la travaillant un peu.
Diviser la pâte en 16 morceaux (12 dans la recette d'origine). Façonner des boules bien rondes et les déposer sur une plaque légèrement huilée ou couverte de papier cuisson de fan à ce qu'elles se touchent légèrement. Couvrir d'un linge et laisser reposer 1h.
Préchauffer le four à 170°C.
Préparer la pâte pour les croix en mélangeant l'eau, la farine et le sel et la mettre dans une poche à douille (douille de 2-3mm).
À l'aide de la poche à douille, tracer des croix sur les pains.
Enfourner environ 25 min.
Pendant la cuisson, préparer le sirop en faisant chauffer l'eau et le sucre jusqu'à ce que le sucre soit complètement dissous oui retirer du feu.
Badigeonner les pains-brioches avec les sirop à l'aide d'un pinceau dès leur sorite du four.

Il faut badigeonner les pains avec le sirop lorsqu'ils sont encore chauds.
La pâte des croix devient dure en refroidissant, elle n'a pas du tout la même consistance que celle des petits pains mais c'est normal, après tout elle n'est faite que de farine et d'eau. 
Ces petits pains sont assez denses et sèchent plutôt vite. On peut cependant les conserver 2 jours dans une sac en plastique.

 

images : n.v. quelques-choses

 

Print Friendly and PDF

le Krantz cake (ou Babka)

On peut dire que cette brioche torsadée garnie de chocolat a été un peu la star de l'an passé, alors à force l'apercevoir partout, j'ai craqué, j'ai moi aussi eu envie d'en faire une. C'est vrai quoi comment résister à un truc aussi joli et aussi gourmand. Donc, après plusieurs recherches et comparaisons, je suis tombée sur la recette de Babka de David Lebovitz.
Juste parfaite cette recette. J'ai seulement légèrement réduit la quantité de sucre et je n'ai pas mis de morceau de biscuits (c'est déjà pas mal gourmand et sucré comme ça) mais c'est à peu près tout, pas de gros changements. 

En revanche, au cours de mes recherches, je me suis rendu compte que cette brioche-gâteau typique de la cuisine juive d'Europe de l'est, était plus souvent appelé Krantz ou Kranz cake et que la Babka (j'adore ce mot qui veut dire grand-mère en russe, il semble rebondir) désignait aussi une autre dessert d'Europe de l'est mais polonais celui là et plus proche d'un Kouglof.
Normalement le Krantz (ou la Babka) se cuit dans un moule à cake mais après quelques essais, j'aime tout autant le cuire directement sur une plaque et faire 2 brioches plus petites au lieu d'une seule grosse brioche. Ce n'est pas vraiment plus long mais il me semble que c'est plus léger. Enfin, ça fait de plus petites portions, et même si au final j'en mange autant, ça me donne bonne conscience...

Le Krantz cake ou Babka

(d'après David Lebovitz )

Pour une brioche dans un moule à cake de 23 cm environ

pour la pâte

• 20 g de levure fraîche de boulanger (ou 2 c. à café de levure sèche)
• 100 ml de lait tiède
• 1 c. à café de sucre
• 90 g de beurre doux coupé en morceaux
• 240 g de farine + 40 g pour le levain
• 1 oeuf
• 1/4 de c à café de sel

pour l'intérieur

• 100 g de beurre doux
• 2 c. à soupe de sucre
• 80 g de chocolat à pâtisserie haché (70% de cacao si possible)
• 5 c. à soupe de cacao en poudre
• 1 c. à café de cannelle
• 50 g de noisette et/ou amandes hachées grossièrement

pour le sirop

• 80 g de sucre
• 125 ml d'eau
• 1 c. à soupe de miel

Dans un grand bol ou dans la cuve d'un robot, mélanger le lait, la levure et les 40 g de farine puis laisser reposer 10 à 15 minutes, jusqu'à ce que le mélange fasse des bulles.
 Ajouter le beurre, l'oeuf, le sel et mélanger. Ajouter progressivement la farine et le sucre et pétrir environ l5 minutes La pâte va former une boule.
Couvrir le bol et laisser reposer au frais idéalement 6h ou toute la nuit (si on est pressé, on peut n'attendre que 2h, ça marche aussi).

Beurrer et chemiser 2 moules à cake de 23 cm. On peut aussi mettre simplement les Babka directement sur une plaque de recouverte de papier cuisson.
Préparer la garniture. Faire fondre le beurre et y ajouter le sucre. retirer du feu et ajouter le chocolat coupé en morceaux. Laisser reposer 1 mn puis ajouter le sucre, le cacao et la cannelle et réserver.

Étaler la pâte sur un plan fariné pour obtenir un rectangle de 30 x 50 cm environ (la pâte doit être assez mince).
Étaler la garniture sur la pâte puis répartir les noisettes et amandes sur le dessus.
Rouler le rectangle en partant du côté le plus long pour obtenir une "bûche".
Couper le rouleau "bûche" dans le sens de la longueur et tresser. Déposer délicatement la tresse dans le moule chemisé ou sur une plaque recouverte de papier cuisson.
Laisser reposer 1h30 à 2h.

Préchauffer le four à 190°C.
Préparer le sirop en mélangeant l'eau, le sucre et le miel. Faire bouillir le mélange 4 minutes et réserver.
Placer le Krantz (Babka) au milieu du four et faire cuire environ 35 minutes.
Retirer du four et badigeonner avec la totalité du sirop à l'aide d'un pinceau.
Laisser refroidir.

QC-Krantz-schema1.jpg
On peut aussi séparer la pâte en deux former 2 brioches plus petites et je dois avouer que je préfère cette option.

 

images : n.v. quelques-choses

Print Friendly and PDF

Brioches battle - partie 2

Butterkaka, un nom qui fait rêver non? En tout cas, la recette m’a fait rêver moi. Une super brioche suédoise à la cannelle, pâte d’amande avec de la crème… J’ai craqué!
La petite crème à la vanille légèrement acidulée est vraiment mortelle. Elle ressemble d’ailleurs à celle que l’on trouve dans certaines viennoiseries danoises. Je pense que je risque d’essayer d’en mettre dans pas mal d’autres choses maintenant.
Donc cette fois, je n’ai fait qu’un seul essai et ça a été tout de suite réussi. Je n’ai rien changé à la recette trouvée sur le magnifique blog Call me cupcake de Linda Lomelino.
Si ça me semblait un peu compliqué au départ, ça a été en fait vraiment facile à réaliser. Il suffit de s’organiser un peu pour faire les crèmes au début, juste après la pâte mais c’est tout.

Butterkaka brioche à la pâte d’amande et crème vanille

(traduction d’une recette de Linda Lomelino de Call me cupcake)

Pour 2 moules de 20 cm de diamètre

Pour la pâte

• 400 g de farine
• 20 g de levure de boulanger fraîche
• 250 ml de lait
• 75 g de beurre salé mou (si on prend du beurre doux, ajouter un bonne pincée de sel)
• 70 g de sucre
• 1 pincée de sel
• ¾ de c. à café de cardamome moulue

Pour la crème

• 100 ml de crème fraîche épaisse
• 3 c. à soupe de lait
• ½ gousse de vanille
• 1 jaune d’œuf (gros)
• 1 ½ c. à soupe de sucer
• 1 c. à soupe de fécule de maïs

Pour la pâte d’amandes

• 45 g d’amandes en poudre
• 2 c. à s d’eau
• 2 c. à soupe de sucre
• 60 g de beurre mou
• ½ c. à soupe de cannelle moulue
• 1 pincée de sel

Pour finir

• 1 jaune d’œuf
• sucre perlé ou casson

Faire chauffer le lait dans une casserole pour le faire tiédir (ne pas faire bouillir) y dissoudre la levure. Verser le lait dans le bol du robot. Ajouter le beurre mou, le sucre, la cardamome, la farine et le sel et pétrir pendant 15 min. ou jusqu’à ce que la pâte se détache des bords du bol. Couvrir d’un torchon propre et laisser reposer 1h à 1h30 dans un endroit tiède.

Mélanger la crème et le lait dans une casserole. Ajouter les grains de la gousse de vanille et faire chauffer à feu moyen en remuant constamment jusqu’à ce que le mélange soit chaud mais sans faire bouillir. Battre le jaune d’œuf avec le sucre et la fécule de maïs. Enlever la gousse de vanille du lait et verser le mélange sur l’œuf en remuant constamment. Remettre sur le feu et faire épaissir sans bouillir jusqu’à ce que la crème ait l’aspect du beurre pommade. Filmer au contact. Attention ne pas trop cuire car la crème va recuire en même temps que la brioche.

Mettre la poudre d’amande, le sucre et l’eau dans le mélangeur et mixer par à coup pour former une pâte. Ajouter le beurre mou, la cannelle et le sel, mixer de nouveau pour obtenir une pâte homogène puis réserver.

Préchauffer le four à 200°C. et chemiser les moules avec du papier cuisson.
Pétrir la pâte rapidement sur un plan fariné jusqu’à ce qu’elle soit souple et brillante.
Étaler la pâte en un rectangle de 48 x 25 cm (19 " x 11 "). Étaler la pâte d’amande sur toute la surface de la pâte puis rouler la pâte ne partant du coté le plus long pour obtenir une rouleau de 48 cm de long. Couper le rouleau en 12 morceaux. Déposer 6 morceaux dans chaque moule sans trop les serrer. Couvrir d’un torchon propre et laisser reposer de nouveau 40 min. dans un endroit tiède.
Faire délicatement un trou au centre de chaque rouleau et y déposer de la crème à l’aide d’une poche à douille ou d’une cuillère. Dorer les brioches avec le jaune d’œuf battu, ajouter une cuillère d’eau en évitant la crème. Saupoudrer de sucre casson. Cuire 30 min. Laisser refroidir sous un torchon.

Si les brioches semblent se colorer trop vite, on peut les recouvrir de papier d’aluminium.
On peut congeler les brioches mais il faut s’assurer qu’elles aient complétement refroidi.

 

images : n.v. quelques-choses

Print Friendly and PDF

Brioches battle - partie 1

Ma petite résolution de manger moins de sucre et moins de blé, a complétement fondue lorsque que je suis tombée à quelques jours d’intervalle sur 2 recettes de brioches, une à la fleur d’oranger, et une spécialité suédoise dont le nom genre meuble Ikéa m’a fait sourire (avouez que Butterkaka ça vous fait sourire vous aussi). Je crois bien que je développe une petite obsession pour les brioches en ce moment.
D’abord, il y a eu Pâques. Il fallait absolument faire un Cacavellu (ok, vous pouvez sourire là aussi), la brioche de Pâques corse incontournable surtout maintenant que je sais comment la réaliser. Et là, je me suis dit que je devais faire ces 2 autres recettes qui avaient l’air si bon, comme ça on pourrait «comparer» et voir laquelle était la meilleure. Une excuse bidon parce que les 3 recettes sont très différentes et que ce n’était pas vraiment un vrai test. Enfin, c’était une excuse normale quoi.

Donc, après la brioche de Pâques, je me suis attaquée à la recette qui me semblait la plus simple, celle de la brioche à la fleur d’oranger. J’ai déjà une recette de brioche dans laquelle je remplace une partie de la quantité de lait par de l’eau de fleur d’oranger (j’adore la fleur d’oranger) qu’il faudra d’ailleurs que je mette un jour ici, mais celle là me semblait un peu différente et prometteuse.

J’ai un peu bataillé pour arriver à ce que la pâte se tienne et il a fallu ajouter pas mal de farine par rapport à la quantité indiquée dans la recette* mais le résultat a tellement plu que je n’ai pas pu prendre d’images de ce premier essai. J’ai même été obligée de re-tester une autre fois le lendemain. Nous sommes faibles et la brioche au goûter c’est trop bon.
Pour la deuxième recette il a fallu attendre une semaine avant de s’y mettre. J’avais plus de craintes, peut être le côté exotique (la Suède c’est pas rien question brioche), le fait que ce n’était pas juste une brioche toute simple mais une version plus élaborée avec de la crème… et puis la recette venait du magnifique blog de Linda Lomelino, Call me Cupcake. Impressionnant quand même. Si vous ne connaissez pas Call me Cupcake allez y faire un tour, vous risquez d’y rester des heures.

Bref, ce dimanche c’était enfin le grand jour des brioches. Le test final entre ces 2 recettes, le Cacavellu ayant été mis de coté il y avait trop de parti pris. Comme prévu, impossible de les départager donc aucune perdante. On s’est régalé et on se retrouve maintenant avec une nouvelle brioche préférée chacun.
En ce qui me concerne je les aime toutes (faible je suis) et chacune pour différentes raisons. La brioche à la fleur d’oranger parce qu’elle n’est pas trop sucrée, très moelleuse et délicatement parfumée et la Butterkaka pour son goût et sa petite crème légèrement acidulée. Et puis quand même, le Cacavellu, que j'aime entre autres pour son goût prononcé d’anis.

Comme les recettes sont un peu longues, voilà celle de la brioche à la fleur d’oranger, la Butterkaka arrive très vite.

Brioche à la fleur d’oranger

(recette tirée d'un magazine Saveur)

• 300 g de farine + 25 g à 40 g à ajouter au besoin
• 150 g de beurre doux coupé en morceaux
• 30 g de sucre
• 25 g de lait
• 3 œufs pas trop gros
• 10 g de levure de boulanger fraîche
• 2 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger
• 1 c. à café de sel
• 1 jaune d’œuf + un peu d’eau pour dorer

• sucre casson pour décorer (facultatif)

Mettre le lait, l’eau de fleur d’oranger, la levure et les œufs dans le bol d’un robot et mélanger.
Ajouter la farine, le sel et le sucre et pétrir la pâte avec le crochet pendant 10 min. La pâte doit se décoller des bords. Ajouter le beurre en morceaux et continuer de pétrir jusqu’à ce qu’il soit complétement intégré aux autres ingrédients. La pâte se décolle des bords mais reste assez collante (on peut ajouter un peu de farine pour la manipuler). Couvrir la pâte avec un torchon propre et laisser reposer 1 h à 1 h 30 dans un endroit tiède.
Rabattre la pâte pour en faire sortir l’air. Remettre dans un grand bol et laisser reposer 2h au réfrigérateur recouverte d’un torchon propre.
À la sortie du réfrigérateur, façonner la brioche sur une plaque recouverte de papier cuisson et laisser pousser (reposer) encore 1 h dans un endroit tiède.
Préchauffer le four à 190°C.
Dorer la brioche avec le jaune d’œuf mélangé à 1 c. à soupe d’eau. Parsemer de sucre casson et entailler la pâte. Cuire environ 20 min. La brioche doit être dorée.

La recette originale demandait 250 g de farine, c’est vraiment trop peu.
Ne pas hésiter à tester la cuisson avec la pointe d’un couteau et ajouter quelques minutes si le couteau ne ressort pas sec.

 

* Je soupçonne un peu certains magazines (peut être même certains chefs) de ne pas toujours donner toutes les bonnes proportions dans leurs recettes histoires de garder leurs petits secrets.

 

images : n.v. quelques-choses

Print Friendly and PDF

les 13 desserts et la pompe à l'huile

QC-pompealhuile2.jpg

Si je ne devais préparer qu'une chose pour Noël, ce serait certainement les 13 desserts. J’adore cette tradition provençale! Je n’ai pas de souvenir de dinde (il me semble d’ailleurs chez nous que c’était plutôt un chapon) ou de repas fous pour Noël, mais les 13 desserts!!!

Le soir du réveillon de Noël, à la fin du repas, on installait tous ça sur un coffre, et ils restaient là, disponibles durant toute la durée des fêtes de fin d’année.

Bien sûr la tradition est originalement très liée à la religion, les gens sortaient les desserts en revenant de la messe et chacun à une signification particulière, mais chez nous pas de messe, juste une très belle façon de fêter et de faire durer la magie plus longtemps.

La liste des 13 desserts varie selon les villes et même les familles mais on peut quand même dire qu'il y a des incontournables. Il ne s’agit pas non plus de gâteaux hyper élaborés, mais plutôt de petites choses simples à partager. La pompe à l'huile (quelques fois connue sous le nom de gibassier) est la star incontestée des 13 desserts. Cette grosse brioche dorée (plutôt sorte de galette-fougasse selon les endroits), faite avec de l'huile d'olive et parfumée à la fleur d'oranger que l'on mange le 24 décembre au soir et qui réapparaît le lendemain au petit déjeuner est aussi un de mes plus anciens souvenirs de Noël. Petite c'était plutôt les calissons et les papillotes qui avait ma préférence, plus glamour et plus gourmands, mais lorsque j'ai voulu retrouver les 13 desserts de mon enfance, c'est elle qui me manquait le plus. C'est vraiment drôle mais l'autre jour, j'ai surpris l'ado n° 1 en train d'expliquer à des amies ce qu'étaient les 13 desserts et surtout que la pompe à l'huile, c'était vraiment un indispensable (alors qu'elle n'est pas trop fan).

QC-pompealhuile1.jpg

La pompe à l’huile étant introuvable à Montréal, c’est la première recette que j’ai eu envie de savoir faire pour Noël. La première tentative n'avait pas été une réussite, mais j'ai pris mon temps et maintenant, elle est présente chaque année entourée des mendiants et d'un tas d'autres petites choses sucrées. Certains diront qu'elle doit ressembler plutôt à une gallette qu’à une brioche mais celle là est exactement la même que je mangeais enfant à Marseille, alors c’est pas grave si elle n’est pas tout à fait "catholique", c’est ma pompe à l’huile idéale.

QC-pompealhuile3.jpg

la pompe à l'huile

pour 2 brioches (une pour le réveillon et une pour le lendemain).

• 500 g de farine
• 150 g de sucre
• 2 oeufs entiers +1 jaune pour dorer à la fin
• 150 ml d'huile d'olive de bonne qualité
• 4 c. à soupe d'eau de fleur d'oranger
• le zeste d'une orange râpé
• 60 ml d'eau tiède
• 1 pincée de sel

pour le levain

• 100 g de farine
• 40 g de levure fraîche de boulanger
• 120 ml d'eau tiède
• 1 pincée de sel

Préparer le levain en délayant la levure, la farine et une pincée de sel dans les 120 ml d'eau tiède. Laisser reposer 2 h (attention, il faut prendre un récipent assez profond, ça peu déborder).
Dans le bol d'un robot ou un grand bol, verser la farine, l'huile d'olive, le sucre, les oeufs, une pincée de sel, l'eau de fleur d'oranger, le zeste d'orange et un demi verre d'eau. Bien malaxer l'ensemble puis incorporer le levain pour obtenir une pâte bien homogène.
Mettre la pâte en boule couvrir avec un torchon et la laisser gonfler 3 h à température ambiante .
Pétrir rapidement la pâte pour en chasser l'air puis la séparer en 2. Étaler chaque morceau de pâte en un disque de 2 cm d'épaisseur sur une plaque huilée. Pratiquer des entailles et laisser reposer 1 h.
Préchauffé le four à 150 °C.
Dorer la pompe avec le jaune d'oeuf battu puis placer un petit contenant rempli d'eau sur la plaque. Enfourner et cuire environ 20 min, la pompe doit être bien dorée.

Si la pâte est trop collante, ne pas hésiter à ajouter un peu de farine.
Attention de bien respecter les temps de levées.

 

Et si ça vous tente d'essayer, voilà une liste de base pour les 13 desserts  :

  • La pompe à l'huile
  • noix de grenoble
  • noisettes
  • figues
  • amandes
  • raisins secs
  • la pâte de coing (ou de fruits)
  • nougat blanc
  • nougat noir
  • dattes
  • orange ou clémentines
  • pommes
  • poires (normalement, on gardait le dernier melon de l'année pour l’occasion mais un melon en décembre pas facile)

On peut aussi ajouter des raisins frais, des calissons, des papillotes, des truffes, des orangettes, des cornes de gazelle...  Bref tout ce qui fait plaisir. En tout cas moi, je ne m’en prive pas.

 

images : n.v. quelques-choses