Fêtes, amis et poivrons grillés

Ah les paradoxes humains, j'ai toujours été assez sauvage (rester seule plusieurs jours ne me fait pas peur et il faut un certain temps pour m'apprivoiser, vous pouvez demander à mon entourage) mais j'ai aussi toujours aimé faire des fêtes, des apéros, réunir des amis. Pas vraiment de façon formelle, plutôt brouillonne en fait, juste histoire de partager un moment. Même dans mes plus petits appartements comme ces studios parisiens ou il n'y a finalement de place que pour un lit et une étagère, on finissait par se retrouver histoire de passer plus de temps ensemble, boire un verre en partageant des chips (et oui!) mais pas que et souvent un gâteau au chocolat (j'ai l'impression d'avoir toujours fait des gâteaux au chocolat). Tranquillement les chips ont laissé la place à d'autres choses parce que le plaisir de donner un peu plus est devenu indissociable du plaisir de se retrouver.

Bien sûr il y a eu un moment ou ces fêtes improvisées sont devenues plus rares, la faute à la vie qui va quelques fois trop vite et au temps qu'on oublie trop souvent de prendre pour les choses importantesMais voilà, faire à manger pour ceux qu'on aime, les réunir et partager un moment, ça fait partie des petits bonheurs indispensables alors on fini toujours par trouver des prétextes. D'ailleurs les anniversaires sont de très bons prétextes pour ne pas laisser passer trop de temps avant de se retrouver et puis au moins on est sûr que ça revient régulièrement...

Je ne suis pas vraiment super organisée, je commence souvent par faire des listes de recettes comme un rêve de gigantesque buffet totalement improbable pour finir par mélanger des nouvelles recettes que je ne ferais peut être pas si il n'y avait pas les amis pour les tester et d'autres qui petit à petit se sont imposées comme "classiques".

Les poivrons grillés voilà un classique, un truc que je pourrais presque faire les yeux fermés tellement j'en ai fait souvent. Ce n'est pas la recette la plus difficile qu'il soit et à vrai dire si j'en fais à chaque fois je n'en mange que très peu souvent. Mais voilà, impossible de ne pas en faire parce qu'à chaque fois je sais que ça va faire plaisir à quelqu'un (un peu comme la pissaladière, les meringues et certains autres petits trucs). Alors ces poivrons grillés c'est un peu comme un petit cadeau que j'aime offrir, une façon de donner un peu d'attention en plus, un petit truc qui fait tout simplement du bien.

Les poivrons grillés-marinés

pour un gros bocal :
• 7 ou 8 gros poivrons rouges
• huile d'olive (ne pas lésiner sur la qualité)
• une gousse d'ail épluchée et dégermée (au goût)
• sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C.
Couper les poivrons en deux, les épépinés, les équeuter et les déposer (la peau vers le haut) sur une plaque allant au four recouverte de papier d'aluminium. Cuire environ 30 min.
Attendre quelques minutes à la sortie du four puis retirer la peau des poivrons encore chauds et les couper en lamelles. Dans un bol, mettre les poivrons cuits, un peu de jus rejeté lors de la cuisson, couvrir d'huile d'olive et assaisonner de sel, de poivre. Ajouter l'ail passé au presse ail (ou haché menu). Couvrir et laisser mariner un peu avant de consommer (si vous avez le temps). 

On peut mettre les poivrons dans un bocal et les conserver plusieurs jours au réfrigérateur.
On peut aussi ajouter un peu de fromage Feta émiétté dessus comme sur les photos, ça va très bien avec.
Bien sûr ces poivrons sont super pour l'apéro mais on peut aussi les ajouter dans plein de choses salades, des pâtes...

 

images : n.v. quelques-choses

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Les couleurs par l'Oréal : Color Riche

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coup d'oeil #28

Les papiers peints spectaculaires de Black Crow Studio.

Les gigantesques fresques murales noir et blanc ponctuées de taches de couleurs de l'artiste italien Millo.

Des images la côte ouest de l'Australie vue du ciel : Blue Fields par le photographe Simon Butterworth

Un jardin zen mangeable (sésame noir, thé matchs et sucre) fruit de la collaboration entre Tomonori SaitoShohei Sawada et Motohiro Inaba.

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baba

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Le baba au rhum, encore un gâteau d'anniversaire incontournable à la maison, mais cette fois c'est la Moustache qui le réclame et pas que pour ses anniversaires. Pour moi le baba, c'est comme la religieuse, le Paris-Brest et d'autres icônes c'est pas facile de s'y frotter. Il fait partie de ces gâteaux un peu kitchs mais indémodables, ces délicieux classiques, ceux qu'on rêve de goûter enfant parce qu'il y a de l'alcool dedans et qu'on aime encore adulte car ils nous rappellent toujours un moment.
Après avoir longtemps ignoré cette demande spéciale - il s'agissait quand même d'être à la hauteur d'un souvenir d'enfance - je me suis laissée convaincre. Mais voilà, il fallait trouver une recette facile à réaliser et qui tenait la route question goût.
J'ai mis tout de suite de coté celles trop compliquées et trop longues parce que les jours d'anniversaire on manque souvent de temps et puis je suis allée faire un petit tour sur le site Marmiton. Un super site ce Marmiton, une vraie mine. Si je n'y trouve pas toujours la recette idéale, j'y pioche toujours quelque chose d'intéressant. 

Donc cette recette de baba (ou savarin) au rhum est presque 100% celle que j'avais trouvé sur le site, je l'ai juste très légèrement modifiée en réduisant le sucre mais j'ai surtout augmenté la quantité de rhum et de sirop. On est grands maintenant…
Cette fois j'ai délaissé mon classique moule à savarin (celui en couronne) pour faire une version mini baba bouchons individuels dans des moules à cannelés en silicone. Plutôt cool.
Bien sur on peut manger le baba nature mais c'est aussi pas mal du tout avec de la crème pâtissière et pourquoi pas des petits fruits pour apporter un peu de fraicheur. Alors en prime une recette facile de crème pâtissière à la fleur d'oranger.

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Baba au rhum

Pour la pâte

• 3 oeufs
• 125 g de sucre
• 120 g de farine
• 1 sachet de levure chimique (10 g de poudre à pâte)
• 50 g de beurre
• 3 c à s. de lait

Pour le Sirop

• 375 ml d'eau
• 300 ml de sirop de sucre de canne
• 225 ml de rhum
(originalement 250 ml d'eau, 250mL de sirop et 100ml de rhum)

Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le beurre et ajouter le lait. Séparer les oeufs et mettre de coté les blancs. Mélanger au fouet les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le beurre fondu et le lait chaud en continuant de fouetter. Ajouter ensuite la farine et la levure. Monter les blancs d'oeufs en neige ferme et les incorporer délicatement à la pâte. Verser dans un moule à savarin beurré et fariné ou dans des moules individuels assez hauts et faire cuire environ 25 min.. Préparer le sirop en faisant chauffer l'eau, le sirop de sucre de canne et le rhum et en arroser le baba démouler dès la sortie du four. 

Crème pâtissière à la fleur d'oranger

• 500 ml de lait
• 2 jaunes d'oeufs (garder les blancs pour autre chose)
• 100 g de sucre
• 40 g de Maïzena (fécule de maïs)
• 1 c à c. d'eau de fleur d'oranger

Porter le lait à ébullition.
Fouetter les jaunes d'oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse puis incorporer la Maïzena. Verser le lait chaud doucement sur les oeufs sans cesser de fouetter. Remettre le mélange dans la casserole et cuire environ 5 min. à feu doux en remuant constamment avec le fouet. Le mélange doit épaissir. La crème est prête quand la petite mousse disparait et que des ramiers bouillons apparaissent. Ajouter l'eau de fleur d'oranger et transvaser rapidement dans un autre contenant (pour stopper la cuisson) et filmer au contact pour éviter qu'une petite peau se forme sur le dessus. Réserver au frais au moins une heure.

Le baba devrait absorber la totalité du sirop alors il ne faut pas hésiter à l'aider un peu...
La crème pâtissière peut être réalisée 1 ou 2 jours à l'avance.

Pour la petite histoire le Baba au rhum a vu le jour grâce au roi de Pologne Stanislas Leszynski qui n'aimait pas les gâteaux trop secs. Son nom vient du Russe baba (ou babka) qui veut dire vieille femme (enfin certaines sources disent qu'il viendrait plutôt d'Ali Baba, à vous de choisir).

photos : n.v. quelques-choses

Les bosquets - JR

Encore un beau projet de JR en association avec le New York City Ballet qui ne sera présenté que dans les galeries et Musées.

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