L'omelette au brocciu et à la menthe

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Ah cette omelette! Une petite recette typiquement corse sans prétention mais vraiment délicieuse. La douceur du brocciu, la fraîcheur de la menthe, une sorte d’appel aux vacances. Tiens, j'entends presque les cigalles tout à coup.
C’est génial les omelettes, c’est facile et rapide, customisable à l’infini, juste ce qu’il faut quand on n’a pas trop le temps (semaine de fous) ou l’envie cuisiner. Quand je pense que petite, traumatisée par un reportage, je ne voulais plus manger d’œufs (sauf dans les gâteaux). Enfin c’était il y a looonnngtemps parce que maintenant à part durs, j’aime les œufs sous toutes les formes.

Bien sûr, comme pour toutes les recettes simples, il ne faut pas lésiner sur la qualité des ingrédients alors même si on ne peut pas vraiment trouver de brocciu, en dehors de l’île de beauté, on peut le remplacer par de la très bonne ricotta.
Et comme il m'en restait un peu après mon omelette, je me suis fait un petit dessert avec. Un peu de sucre (un filet de miel c’est bien aussi) et quelques fraises c'était simplement parfait.

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Omelette au Brocciu et à la menthe

• 6 oeufs
• 100 g de brocciu frais (ou de ricotta fraîche)
• quelques feuilles de menthe
• sel et poivre
• huile d’olive

Battre les œufs en omelette. Emietter le brocciu (ou la ricotta) et l’ajouter au œufs. Saler et poivrer. Faire chauffer l’huile dans une poêle et y verser le mélange. Lorsque les oeufs commencent à cuire, ajouter la menthe ciselée. Cuire l’omelette comme à votre habitude.
C’est tout!

On peut aussi couper le brocciu en cubes grossiers si on veut de plus gros morceaux.
Et si un jour vous pouvez goûter avec du vrai brocciu n’hésitez surtout pas, c’est vraiment meilleur. Et je suis objective croyez moi.

 

images : n.v. quelques-choses

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coup d'oeil #62

Un coup d'oeil "spécial tattoo"

Tattoorary, des tatouages temporaires super délicats pour celles qui hésitent ou qui n'aiment pas les aiguilles.

A voir absolument, Tatoueur, tatoués , l'exposition organisée par le Musée du quai Branly à Paris est depuis le mois d'avril et jusqu'au 5 septembre 2016 au Musée Royal de l'Ontario à Toronto.

Les tatouages temporaires Tattly se sont offert une vraie belle boutique de tatoueur éphémère et sans aiguilles. The Tattly Temporary Tattoo Parlor n'était ouverte que quelques mois mais on peut en voir des images ici.

J'adore les illustrations très très inspirées des tatouages de Quyen Dinh, artiste autodidacte. Sa boutique Estsy Parlor Tattoo Print est à visiter sans modération.

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Tortus Copenhagen

À voir absolument le compte Instagram de Tortus Copenhagen.

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coup d'oeil #61

Les incroyables reproductions de faune et de flore sous-marine réalisées en verre soufflé au 19ème siècle par Léopold et Rudolf Blaschka photographiées par Guido Mocafico.

Détournement de magasines par Michael de Feo connu depuis 25 ans dans le street art pour ses interventions fleuries.

Worn Again, un beau projet de recyclage textile comme projet de fin d'études par la designer Dana Cohen.

Des illustrations, de l'animation et un travail vraiment impressionant de typographies brodées par Maricor/Maricar.

D'autres réalisations de Maricor/Maricar.

mes petites céramiques imparfaites

Pour commencer, mettons les choses au clair, je ne suis pas une fan du film Ghost, LA scène de poterie ne m'a d'ailleurs pas particulièrement ému et n'a jamais été un de mes fantasmes (je ne sais pas pourquoi mais ça revient toujours quand on parle de faire de la céramique).
Par contre, j'ai toujours été impressionnée de voir ce que certaines personnes peuvent réaliser avec leurs mains et leur savoir-faire. On en oublie d'ailleurs souvent tout le travail que ça représente et c'est aussi ce qui est fascinant. Bref, je n'avais jamais osé aller vers la céramique parce que même si j'aime toucher la terre, pétrir la pâte, et faire de petits trucs en argile..., ça me semblait trop difficile, plus technique, ça demandait du matériel... Pourtant, apprendre à tourner revenait chaque année sur la liste des choses que j'aimerais bien faire un jour (comme apprendre le russe, reprendre le piano, visiter l'Argentine, le Japon, l'Islande et autre, tricoter,... Une assez longue liste en fait). Et puis l'an dernier au printemps, fini les hésitations, je me suis lancée. J'ai pris un cours de tour pour débutant. Huit semaines d'apprentissage chez Atelier Make que j'ai adoré.

Je vous présente mes petites céramiques imparfaites.

Atelier Make, c'est la marque de céramiques créée par Maya Ersan et Jaimie Robson qui réalisent d'ailleurs aussi des installations d'ombre interactives sous le nom de Mere Phantoms (à voir absolument). Maya et Jaimie ne sont pas les seules à faire de très jolies céramiques mais j'aime particulièrement la délicatesse de leurs réalisations en porcelaine, et leurs petites assiettes au look à la fois "rétro anglais" et moderne me font toujours autant craquer. Je les avais croisées de nombreuses fois au Souk @ SAT et autres puces POP, avant d'apprendre par hasard, qu'elles donnaient aussi des cours de façonnage à la main et de tour dans leur très joli atelier-boutique.

J'ai donc suivi une première session au printemps l'an dernier puis une autre à l'automne et j'y suis enfin retournée ce printemps. Bien sûr je ne suis pas devenue céramiste en quelques cours, presque six mois entre chaque session c'est un trop long pour évoluer, et je ne suis d'ailleurs pas sûre d'être très douée, mais j'ai appris plein de choses et pris beaucoup de plaisir à réaliser mes tasses et bols imparfaits. Tourner, c'est une posture, des étapes à suivre et des gestes, sans compter le mal au dos et aux bras après les premiers cours (parce que quand on passe quasiment tout son temps devant un ordi on va dire que certains muscles ont du mal à répondre présent). Des gestes difficiles à maitriser. Et si tout à l'air facile quand on regarde faire, une fois face au tour, c'est autre chose. Il faut rester concentrée, être consciente du fait que nos mouvements même imperceptibles peuvent avoir un impact sur la matière et en même temps s'abandonner un peu. D'ailleurs aujourd'hui, je suis encore plus fascinée et admirative devant le travail des céramistes, je me surprends même à rêver devant des vidéos. Je suis même comme une folle le compte Instagram de Tortus Copenhagen (simplement magnifique).
Apprendre à tourner, ça a donc été avoir l'impression de ne rien maîtriser du tout, essayer de dompter doucement la matière, apprivoiser une nouvelle machine (le tour), rester humble, patiente et presévérer. C'est assez proche de ce que l'on ressent quand on essaie de réaliser certaines recettes je trouve. Enfin tout ça m'a donné envie de continuer parce que ça fait beaucoup de bien de canaliser son attention et son énergie à essayer de réaliser quelque chose de concret avec ses mains. C'est vraiment satisfaisant de fabriquer des choses utiles au quotidien. Et puis bon, j'adore manger mon granola dans mon petit bol imparfait le matin, il en est presque meilleur.

Je sais bien que c'est un apprentissage long et qui demande beaucoup de pratique mais je ne suis pas pressée et je n'ai pas d'ambition particulière, juste l'envie d'arriver à faire des choses un peu plus fines, plus régulières et plus grandes aussi.

Malheureusement, les sessions chez Atelier Make sont très très vite complètes alors si vous avez d'autres adresses je suis aussi preneuse.

 

images : n.v. quelques-choses

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