105 ltr Formen

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coup d'oeil #73

Nahual, des parures de papiers  réalisées la créatrice Mlle Hipolyte photographiées par Pierre Chivoret.

Ratons voleurs pour la série couture bandits par l'illustratrice galloise basée à New York Niki Pilkington.

Les Papertrophy du designer allemand Holger Hoffmann.

Complètement craqué pour ces vases en verre qui mènent modernité et savoir-faire, force et douceur créés par Fabio Vogel.

Spritz!

Ah!! le Spritz. La moustache n'avait pas arrêté de m'en parler il y a quelques années après un passage à Venise. Il ne jurait que par le Spritz et passait son temps à la recherche d'Aperol (j'exagère à peine).
Pour la petite histoire, le Spritz est né dans la région de Venise vers 1800 lorsqu'elle était sous domination autrichienne. Les autrichiens trouvant que les vins de la région étaient un peu trop forts pour eux, demandaient à ce que leur verre de vin soit allongé d'eau ou d'eau de Seltz (ils demandaient à ce que l'on gicle un peu d'eau fraîche : Spritzen = gicler).
Cet été le Spritz est réapparu, avec sa belle couleur orange, ses bulles délicates et son léger goût amer. Et j'avoue que moi aussi j'ai succombé à son appel. Il faut dire que c'est assez difficile de résister quand un ami (merci Luc) vous prépare quotidiennement un petit verre à l'apéro.

Pour cette boisson, il faut avant tout de l'Aperol (un apéritif italien à base de gentiane et d'orange) on peut aussi utiliser du Campari mais c'est un peu plus amer, personnellement j'aime moins, du Prosseco ou un vin pétillant, de l'eau pétillante (ça fait beaucoup de pétillant mais c'est bon et je préfère le mot pétillant à gazeux), une orange et des glaçons. 
Je sais qu'on est officiellement en automne mais ce week-end, j'ai eu envie de faire un dernier petit clin d'oeil à l'été et aux vacances et puis je me dis qu'avec son bel orange, le Spritz pourra peut être aussi accompagner l'arrivée des citrouilles et des feuilles...

Pour les proportions j'ai demandé à notre pro du Spritz de cet été et voilà.
À la votre!.

Le Spritz de Luc

• 1/10 d'APEROL
• 2/10 eau pétillante
• 7/10 vin pétillant PROSECO ou de Crémant
• 1 tranche fine d'orange
• des glaçons

Habituellement on sert le Spritz dans un verre à vin mais faites comme vous voulez.

Tendance Spritz oblige, voilà 2 jolis livres parus récemment sur ce petit cocktail :
 Spritz : l'aperitivo culte de Talia Baiocchi et Leslie Pariseau, Spritz Remix par Thomas Feller, 

images : n.v. quelques-choses

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coup d'oeil #72

Des peintures hyperréalistes complétement bluffantes représentant des feuilles de magazines féminins froissées réalisées par l'artiste italienne Stefania Fersini.

My Things, un projet photographique par l'artiste Hong Hao commencé en 2001. Un travail quotidien qui consiste à scanner des objets pour créer des collages par la suite, comme une réflexion sur notre consommation.

Des lignes pures pour la collection de verres et décanteurs Alba créés par le designer Joe Doucet.

De très jolis GIF animés kaléidoscope créés par l'illustratrice américaine Anna Taberko.

 

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Cargèse | Carghjese

Je crois que je n’ai jamais passé plus de 2 mois de suite dans ce village mais c’est mon village.
La première fois que j’y ai mis les pieds, j’avais à peine plus de 4 mois (enfin c’est ce que l’on m’a dit je ne m’en souviens plus), c’est d'ailleurs aussi à ce moment que j’ai rencontré ma  première et plus vieille amie Céline.
Depuis, j’y ai passé tous mes étés ou presque, quelques vacances de Pâques et de Noël. Mes souvenirs d’enfance et d’adolescence se partagent essentiellement entre Marseille et ce village. Bref, c’est mon village.
Ce n'est peut être pas le plus beau village de la Corse et je n’en connais certainement pas tous les secrets et recoins, mais il est unique. Et même si j’y serai probablement toujours un peu considérée comme une étrangère, il fait partie de moi, de mon histoire. J'y ai mes racines.

La rue Marbeuf, la rue Santu Versini (petit moment de fierté face à la rue qui porte le nom de mon grand-père), des beignets au brocciu (impossible de résister), une vue du port.

Au fil des années, Cargèse (en corse on écrit Carghjese) est aussi devenu le village de mes filles (il faut dire qu'elles y ont mis les pieds très très tôt elles aussi). Même la moustache a du mal à s'en passer, alors chaque fois que l’on doit décider quand et où on va partir en vacances c’est un véritable dilemme entre le désir de découvrir de nouveaux horizons et le besoin d'y retourner.
Cet été encore on a pu en profiter. Retrouver pour 3 semaines les odeurs de maquis et de figuiers, les églises*, le lavoir, les petites rues, les tours génoises, la plage bien sûr et plein d’autres petits plaisirs... Un vrai bonheur...

L'église latine et le lavoir.

L'église grecque, un chien rond-point (j'appelle comme ça les chiens du village qui se promènent en liberté car on les retrouve souvent en train de dormir sur les rond-point;).

Le chemin du Puntiglione (une très jolie balade), les figuiers de barbarie, quelques tomates, une ancienne bergerie sur le chemin du Puntiglione. 

LE brocciu de chez Terra Corsa. Cette année on a eu droit au dernier de la saison, toujours aussi bon.

La plage du Peru, toujours un peu sauvage.

Voilà, c'était une mini visite guidée de mon petit coin d'Île de Beauté.
Bien sûr il manque le restaurant A Volta où on peut manger entre autre les super glaces de Geronimi à se damner avec leurs parfums étonnants (ah!! la népita!!), Le Chantilly et le BDA incontournables bars du village (il y en a d'autres mais ces 2 là...), le Tabac Presse (ils sont toujours adorables et acheter un magasine là est synonyme de vacances et de plage), l'épicerie LECA sorte de caverne d'Alli Baba des produits corses, La tour d'Omigna, Le Cabanon De Charlotte pour manger sur le port... Et puis... Mais ce sera peut être pour une autre fois.

 

* Cargèse a la particularité de posséder deux églises, un église grecque orthodoxe et une église latine situées en face l'une de l'autre. 
Au XVII siècle, une colonie de grecs venue se réfugier en Corse après avoir fui les turcs, fut installée à Cargèse (plus précisément à Paomia juste au dessus). Ces grecs avaient obtenu l'autorisation de conserver leur rite religieux d'où l'église grecque. Beaucoup de cargésiens sont des descendants de ces grecs. Pour la petite histoire ma Minnà (grand-mère) était reliée à l’église grecque et mon Missia (grand-père) à la latine.

On peut en savoir plus sur l'histoire de Cargèse ici.

images : n.v. quelques-choses

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