Brioches battle - partie 1

Ma petite résolution de manger moins de sucre et moins de blé, a complétement fondue lorsque que je suis tombée à quelques jours d’intervalle sur 2 recettes de brioches, une à la fleur d’oranger, et une spécialité suédoise dont le nom genre meuble Ikéa m’a fait sourire (avouez que Butterkaka ça vous fait sourire vous aussi). Je crois bien que je développe une petite obsession pour les brioches en ce moment.
D’abord, il y a eu Pâques. Il fallait absolument faire un Cacavellu (ok, vous pouvez sourire là aussi), la brioche de Pâques corse incontournable surtout maintenant que je sais comment la réaliser. Et là, je me suis dit que je devais faire ces 2 autres recettes qui avaient l’air si bon, comme ça on pourrait «comparer» et voir laquelle était la meilleure. Une excuse bidon parce que les 3 recettes sont très différentes et que ce n’était pas vraiment un vrai test. Enfin, c’était une excuse normale quoi.

Donc, après la brioche de Pâques, je me suis attaquée à la recette qui me semblait la plus simple, celle de la brioche à la fleur d’oranger. J’ai déjà une recette de brioche dans laquelle je remplace une partie de la quantité de lait par de l’eau de fleur d’oranger (j’adore la fleur d’oranger) qu’il faudra d’ailleurs que je mette un jour ici, mais celle là me semblait un peu différente et prometteuse.

J’ai un peu bataillé pour arriver à ce que la pâte se tienne et il a fallu ajouter pas mal de farine par rapport à la quantité indiquée dans la recette* mais le résultat a tellement plu que je n’ai pas pu prendre d’images de ce premier essai. J’ai même été obligée de re-tester une autre fois le lendemain. Nous sommes faibles et la brioche au goûter c’est trop bon.
Pour la deuxième recette il a fallu attendre une semaine avant de s’y mettre. J’avais plus de craintes, peut être le côté exotique (la Suède c’est pas rien question brioche), le fait que ce n’était pas juste une brioche toute simple mais une version plus élaborée avec de la crème… et puis la recette venait du magnifique blog de Linda Lomelino, Call me Cupcake. Impressionnant quand même. Si vous ne connaissez pas Call me Cupcake allez y faire un tour, vous risquez d’y rester des heures.

Bref, ce dimanche c’était enfin le grand jour des brioches. Le test final entre ces 2 recettes, le Cacavellu ayant été mis de coté il y avait trop de parti pris. Comme prévu, impossible de les départager donc aucune perdante. On s’est régalé et on se retrouve maintenant avec une nouvelle brioche préférée chacun.
En ce qui me concerne je les aime toutes (faible je suis) et chacune pour différentes raisons. La brioche à la fleur d’oranger parce qu’elle n’est pas trop sucrée, très moelleuse et délicatement parfumée et la Butterkaka pour son goût et sa petite crème légèrement acidulée. Et puis quand même, le Cacavellu, que j'aime entre autres pour son goût prononcé d’anis.

Comme les recettes sont un peu longues, voilà celle de la brioche à la fleur d’oranger, la Butterkaka arrive très vite.

Brioche à la fleur d’oranger

(recette tirée d'un magazine Saveur)

• 300 g de farine + 25 g à 40 g à ajouter au besoin
• 150 g de beurre doux coupé en morceaux
• 30 g de sucre
• 25 g de lait
• 3 œufs pas trop gros
• 10 g de levure de boulanger fraîche
• 2 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger
• 1 c. à café de sel
• 1 jaune d’œuf + un peu d’eau pour dorer

• sucre casson pour décorer (facultatif)

Mettre le lait, l’eau de fleur d’oranger, la levure et les œufs dans le bol d’un robot et mélanger.
Ajouter la farine, le sel et le sucre et pétrir la pâte avec le crochet pendant 10 min. La pâte doit se décoller des bords. Ajouter le beurre en morceaux et continuer de pétrir jusqu’à ce qu’il soit complétement intégré aux autres ingrédients. La pâte se décolle des bords mais reste assez collante (on peut ajouter un peu de farine pour la manipuler). Couvrir la pâte avec un torchon propre et laisser reposer 1 h à 1 h 30 dans un endroit tiède.
Rabattre la pâte pour en faire sortir l’air. Remettre dans un grand bol et laisser reposer 2h au réfrigérateur recouverte d’un torchon propre.
À la sortie du réfrigérateur, façonner la brioche sur une plaque recouverte de papier cuisson et laisser pousser (reposer) encore 1 h dans un endroit tiède.
Préchauffer le four à 190°C.
Dorer la brioche avec le jaune d’œuf mélangé à 1 c. à soupe d’eau. Parsemer de sucre casson et entailler la pâte. Cuire environ 20 min. La brioche doit être dorée.

La recette originale demandait 250 g de farine, c’est vraiment trop peu.
Ne pas hésiter à tester la cuisson avec la pointe d’un couteau et ajouter quelques minutes si le couteau ne ressort pas sec.

 

* Je soupçonne un peu certains magazines (peut être même certains chefs) de ne pas toujours donner toutes les bonnes proportions dans leurs recettes histoires de garder leurs petits secrets.

 

images : n.v. quelques-choses

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Made in Paris - Pierre Frey

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coup d'oeil #56

Un petit air de peinture aux numéros pour les vagues et portraits de l'artiste américain Matthew Cusick réalisés en mélangeant peinture et collages de vieilles cartes.

Des motifs abstraits inspirés des minéraux ou de l'espace pour les foulards de la marque Suprème Bon Ton créés par la designer française Ella Perderau.

La marque suédoise Baux utilise du bois et du ciment pour créer des panneaux et des carreaux d'isolation phonique beaux mais aussi respectueux de l'environnement.

Retranscrire l'émotion ressentie par le modèle voilà ce que réalise Daniel Segrove dans ses magnifiques portraits.
 

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Wagashi et Yokan

Notre petite escapade parisienne s'est terminée par une très belle surprise :  l'expo Yokan Collection à Paris. 11 maîtres pâtissiers japonais présentant pour la première fois leur savoir-faire à l'étranger.
Tout a commencé à notre arrivée quand ma super sister (oui, ma soeur est super j'en profite pour le dire) nous a dit "J'ai une invitation pour le vernissage d'une expo sur les Yokan, des pâtisseries japonaises, c'est super beau et bon (on peut lui faire confiance, elle a un peu partagé sa vie entre la France et le Japon pendant plus de 25 ans). C'est la veille de votre départ. Ça vous tente? ". Pâtisseries, Japon, on a dit oui bien sûr. Finalement le vernissage était l'avant veille de notre départ et c'était encore mieux parce qu'on a pu y retourner le lendemain pour voir une démonstration de Waghasi.
Bien sûr, j'avais déjà vu des images de ces incroyables pâtisseries, mais à part les Mochi, que j'aime presqu'autant que mon ado n°1 (on se battrait pour des Mochi glacés!!), je n'en savais pas grand chose.

Quelques petites choses à savoir :
Le terme Wagashi désigne la pâtisserie japonaise dans son ensemble (Wa = japonais, Kashi = sucré) en opposition à la pâtisserie occidentale Yogashi. Il existe de nombreuses sortes de Wagashi confectionnées pour la plupart à base de pâte de haricots rouges (Azuki), de pâte de riz collant (ou de blé pour les brioches), de sucre de canne traditionnel (Wasanbon-tô originaire de l'île de Shikoku) et d'agar-agar. Ces petites oeuvres d'arts varient au fil des saisons et si chaque maître pâtissier possède son style propre et ses spécialités, elles sont toujours inspirées par la nature et pleines de poésie.
Les Yokans, plus sobres, sont des pâtisseries gélifiées (Yokan signifie bouillon épais de mouton), ils sont fait principalement avec de la pâte de haricots rouges, de l'agar-agar et du Wasnbon-tô. Originaire de Chine et plutôt salée au départ, les Yokans ont été importés au Japon autour du 14ème siècle par des moines bouddhistes. Les moines ne pouvant pas manger de viande, l'agar-agar et la pâte de haricot rouge remplaceront le mouton pour des versions plus sucrées.
Il existe des saveurs et des recettes traditionnelles bien spécifiques à chaque régions du Japon (au kaki près d'Hiroshima, aux marrons dans la région de Nagano...) mais le Yokan évolue sans cesse. Les formes, les couleurs et les saveurs changent bien sûr selon les saisons mais peuvent aussi se décliner à l'infini.

Printemps, été, automne, hiver, les Yokan au fil des saisons

L'exposition avait lieu à l'espace Marais • Marais, un très beau lieu bien caché au coeur du Marais où chaque maître pâtissier présentait ses spécialités les plus connus comme de petites pierres précieuses déposées sur de grands cubes blancs, un délice pour les yeux.
Je n'ai malheurement pas réussi à voir la démonstration de Yokan mais j'en ai goûté quelques uns et je suis tombée sous le charme de cette pâtisserie délicate et raffinée (j'ai adoré les Yokan au kaki).

Proposition pour un livre de recette montrant les différents types de Wagashi.

Proposition pour un livre de recette montrant les différents types de Wagashi.

Ratée donc la démonstration de Yokan, mais je me suis ratrapée le lendemain en assistant à une autre démonstration de pâtisserie. J'aurais pu rester là des heures à regarder les doigts délicats et les gestes précis façonner la pâte de riz pour donner vie à de véritables sculptures. Fascinant. Tout d'abord le pâtissier prend une boule de pâte de riz (blanche) qu'il écrase légèrement dans la paume de sa main. Il y dépose de petits morceaux de pâtes colorées qui donneront du relief (les couleurs sont toutes d'origines naturelles, le rose utilisé pour colorer la pâte est le même que celui qui constitue le rouge à lèvres des Geisha). Il ajoute ensuite une boule de pâte de haricots rouges puis referme la pâte de riz dessus. Après... Il y a un savoir-faire incroyable.

Démonstration d'une cérémonie du thé

Démonstration d'une cérémonie du thé

Je ne sais pas si je trouverai des Wagashis à Montréal mais à Paris, on peut en trouver chez Toraya.

 

images : n.v. quelques-choses

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Iris in Paris

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