coup d'oeil #72

Des peintures hyperréalistes complétement bluffantes représentant des feuilles de magazines féminins froissées réalisées par l'artiste italienne Stefania Fersini.

My Things, un projet photographique par l'artiste Hong Hao commencé en 2001. Un travail quotidien qui consiste à scanner des objets pour créer des collages par la suite, comme une réflexion sur notre consommation.

Des lignes pures pour la collection de verres et décanteurs Alba créés par le designer Joe Doucet.

De très jolis GIF animés kaléidoscope créés par l'illustratrice américaine Anna Taberko.

 

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Cargèse | Carghjese

Je crois que je n’ai jamais passé plus de 2 mois de suite dans ce village mais c’est mon village.
La première fois que j’y ai mis les pieds, j’avais à peine plus de 4 mois (enfin c’est ce que l’on m’a dit je ne m’en souviens plus), c’est d'ailleurs aussi à ce moment que j’ai rencontré ma  première et plus vieille amie Céline.
Depuis, j’y ai passé tous mes étés ou presque, quelques vacances de Pâques et de Noël. Mes souvenirs d’enfance et d’adolescence se partagent essentiellement entre Marseille et ce village. Bref, c’est mon village.
Ce n'est peut être pas le plus beau village de la Corse et je n’en connais certainement pas tous les secrets et recoins, mais il est unique. Et même si j’y serai probablement toujours un peu considérée comme une étrangère, il fait partie de moi, de mon histoire. J'y ai mes racines.

La rue Marbeuf, la rue Santu Versini (petit moment de fierté face à la rue qui porte le nom de mon grand-père), des beignets au brocciu (impossible de résister), une vue du port.

Au fil des années, Cargèse (en corse on écrit Carghjese) est aussi devenu le village de mes filles (il faut dire qu'elles y ont mis les pieds très très tôt elles aussi). Même la moustache a du mal à s'en passer, alors chaque fois que l’on doit décider quand et où on va partir en vacances c’est un véritable dilemme entre le désir de découvrir de nouveaux horizons et le besoin d'y retourner.
Cet été encore on a pu en profiter. Retrouver pour 3 semaines les odeurs de maquis et de figuiers, les églises*, le lavoir, les petites rues, les tours génoises, la plage bien sûr et plein d’autres petits plaisirs... Un vrai bonheur...

L'église latine et le lavoir.

L'église grecque, un chien rond-point (j'appelle comme ça les chiens du village qui se promènent en liberté car on les retrouve souvent en train de dormir sur les rond-point;).

Le chemin du Puntiglione (une très jolie balade), les figuiers de barbarie, quelques tomates, une ancienne bergerie sur le chemin du Puntiglione. 

LE brocciu de chez Terra Corsa. Cette année on a eu droit au dernier de la saison, toujours aussi bon.

La plage du Peru, toujours un peu sauvage.

Voilà, c'était une mini visite guidée de mon petit coin d'Île de Beauté.
Bien sûr il manque le restaurant A Volta où on peut manger entre autre les super glaces de Geronimi à se damner avec leurs parfums étonnants (ah!! la népita!!), Le Chantilly et le BDA incontournables bars du village (il y en a d'autres mais ces 2 là...), le Tabac Presse (ils sont toujours adorables et acheter un magasine là est synonyme de vacances et de plage), l'épicerie LECA sorte de caverne d'Alli Baba des produits corses, La tour d'Omigna, Le Cabanon De Charlotte pour manger sur le port... Et puis... Mais ce sera peut être pour une autre fois.

 

* Cargèse a la particularité de posséder deux églises, un église grecque orthodoxe et une église latine situées en face l'une de l'autre. 
Au XVII siècle, une colonie de grecs venue se réfugier en Corse après avoir fui les turcs, fut installée à Cargèse (plus précisément à Paomia juste au dessus). Ces grecs avaient obtenu l'autorisation de conserver leur rite religieux d'où l'église grecque. Beaucoup de cargésiens sont des descendants de ces grecs. Pour la petite histoire ma Minnà (grand-mère) était reliée à l’église grecque et mon Missia (grand-père) à la latine.

On peut en savoir plus sur l'histoire de Cargèse ici.

images : n.v. quelques-choses

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Dior hommes lookbook : H.2016

Dior hommes des la rue...

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Schiphol Clock - Maarten Baas

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coup d'oeil #71

La plus grande collection de pigments rares (plus de 2500) la Forbes Pigment Collection abritée par le Harvard Art Museums.

Real Time, un projet troublant sur le temps par le designer allemand Maarten Baas a explorer sur son site. Sa dernière réalisation de plus de 3 métres, la Schiphol Clock se trouve dans l'aéroport de Schiphol à Amsterdam.

Des couleurs vibrantes et des mélanges à la fois rétro, surprenants et riches pour les meubles créés par Marni et présentés lors du Salone del Mobile 2016 de Milan (salon du mobilier). D'autre images à voir aussi ici.

Le compte Instagram de Rawveganblonde est très ludique, coloré et végétal bien sûr.

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La tarte de l'été

Y a pas à dire, la pêche c’est vraiment LE fruit de l’été. La pastèque aussi bien sûr, mais la pêche, ça sent le soleil, c’est comme un concentré de chaleur, de douceur, de vacances...
Chaque année, j‘ai l’impression de ne pas en avoir eu assez, d’avoir oublié que la saison ne durait pas toujours. Mais cet été, j’en ai vraiment profité. Cet été, a été celui de la tarte aux pêches.
Ça a aussi été l’été du Spritz (merci Luc!!) mais malheureusement je n’ai pas appris à en faire.
En revanche, cette tarte aux pêches je l'ai faite je ne sais plus combien de fois pendant mes vacances et je n’ai pas réussi m’en lasser. J'ai même battu un record du nombre de tartes identiques faites en une journée. Ok j'exagère mais à peine. 

Donc de retour après 3 semaines de vacances en Corse (je sais, chanceuse je suis), je n'ai pas pu résister quand je suis tombée sur ces petites pêches d'Ontario, il fallait que je fasse ma tarte de l'été une dernière fois avant de penser à passer à autre chose. Je ne commencerai pas à comparer les pêches de l'Ontario avec les pêches corses, c'est impossible. Ce que je sais c'est que cette année elles sont particulièrement savoureuses et gorgées de soleil et que je compte bien en mettre quelques unes en pots avant quelles ne disparaissent.

Et puis comme juste à côté de mes pêches il y avait des prunes, je me suis dis qu'il était temps de faire une petite variation de cette tarte histoire de marquer cette période de transition vers l'automne. Parce que je le sens cet automne qui approche doucement avec la rentrée scolaire et les soirées qui rafraichissent.

Tarte aux pêches

Pour une plaque de cuisson

pour la pâte

• 255 g de farine
• 80 g de sucre
• 125g de beurre
• 1 oeuf

pour la garniture

• 4-5 pêches (selon la grosseur des fruits)
• 1 c. à soupe de polenta, (ou de la semoule de blé)
• quelques amandes éffilées (optionnel)
• sucre pour saupoudrer sur le dessus

Mélanger la farine, le sucre et le beurre pour obtenir un mélange sableux. Ajouter l'oeuf entier et mélanger du bout des doigts. Former une boule, l'envelopper de film plastique et la faire reposer 3h au réfrigérateur.
Préchauffer le four à 180°C. Peler* les pêches et les couper en quartiers. Étaler la pâte sur un plan fariné puis la déposer sur une plaque recouverte de papier cuisson. Saupoudrer la pâte avec la polenta (ou a semoule) et un peu de sucre. Répartir les tâches sur la pâte en laissant environ 2 cm de pâte autour afin de le rabattre ensuite sur les fruits. Saupoudrer de sucre (environ 1 c. à soupe) et d'amandes effilées. Cuire environ 45 min.

On peut étaler la pâte directement sur le papier cuisson.
La semoule absorbe le liquide rejeté par les fruits et évite que le fond de tarte ne soit détrempé.

 

* Ma grand-mère utilisait souvent cette expression “Pèle la pêche à ton ami et la poire à ton ennemi.”

 

images : n.v. quelques-choses

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